« Ma charpente a déjà été traitée, donc je suis tranquille. »
C’est une phrase que l’on entend souvent. Pourtant, un traitement réalisé il y a de nombreuses années ne dispense pas de surveiller régulièrement l’état de la charpente.
L’efficacité et la durée de protection dépendent du produit utilisé, de son mode d’application, de l’état des bois et des conditions auxquelles ils ont été exposés.
Plutôt que de retenir arbitrairement une durée identique pour toutes les maisons, il est préférable de raisonner à partir de l’historique du traitement et de l’état actuel de la charpente.
À quoi sert un traitement préventif ?
Le traitement préventif vise à protéger des bois qui ne présentent pas nécessairement d’infestation active contre les organismes ciblés par le produit employé.
Il se distingue donc d’un traitement curatif, réalisé lorsqu’une attaque est constatée.
Cette protection est particulièrement importante pour les éléments structurels difficiles ou coûteux à remplacer, comme les pièces de charpente.
Existe-t-il une durée universelle avant de refaire le traitement ?
Non.
Il serait trompeur d’affirmer que toutes les charpentes doivent obligatoirement être retraitées après exactement le même nombre d’années.
La durée dépend notamment :
- du produit initialement appliqué ;
- de ses conditions d’emploi ;
- de la qualité de l’application ;
- de l’état du bois ;
- des transformations réalisées depuis ;
- de l’exposition éventuelle à l’humidité ;
- de l’apparition de nouveaux signes d’activité biologique.
Si vous possédez les documents de l’ancien traitement, ils constituent une information précieuse.
Quels signes doivent conduire à faire contrôler la charpente ?
Même si un ancien traitement a été réalisé, certains symptômes justifient une inspection :
- apparition de nouveaux trous ;
- vermoulure récente ;
- bois qui devient friable ;
- galeries découvertes pendant des travaux ;
- présence d’insectes ;
- modification ou rénovation importante de la toiture ;
- doute sur la date ou la qualité du précédent traitement.
Une charpente ancienne dont on ignore totalement l’historique mérite également d’être contrôlée.
Faut-il attendre de voir des insectes ?
Non.
Attendre l’apparition évidente de dégâts revient précisément à perdre l’intérêt d’une démarche préventive.
Certaines attaques évoluent à l’intérieur du bois et peuvent rester discrètes.
La surveillance visuelle régulière des combles et des éléments accessibles permet de repérer plus rapidement une anomalie.
L’humidité peut-elle avoir une influence ?
L’état sanitaire d’une charpente ne dépend pas uniquement des insectes.
Une infiltration de toiture, une mauvaise ventilation ou une humidité persistante peuvent dégrader les conditions de conservation du bois.
Lors d’une inspection, il est donc utile de ne pas regarder uniquement les trous : traces d’eau, moisissures, déformations et autres anomalies doivent également attirer l’attention.
Pourquoi la vigilance est-elle importante dans l’Hérault ?
Le risque termites mérite une attention particulière dans le département.
La préfecture indique que l’ensemble du département de l’Hérault a été déclaré termité par arrêté préfectoral du 20 juin 2001.
Cela ne signifie évidemment pas que toutes les maisons sont infestées. En revanche, cela renforce l’intérêt de surveiller les éléments en bois et de ne pas négliger des signes suspects.
Vous ne savez plus quand votre charpente a été traitée ?
Pas besoin de retraiter à l’aveugle.
La première étape consiste à contrôler son état et, lorsque cela est possible, à retrouver les informations relatives au traitement précédent.
TBPH peut examiner vos bois et déterminer s’ils nécessitent une intervention préventive ou curative.
Pour faire contrôler ou traiter votre charpente dans l’Hérault, contactez TBPH.